Les 15 onglets ouverts dans ton cerveau

Tu connais cette sensation ? Tu es en train de répondre à un mail quand tu penses soudain à une facture en attente. Puis à ce devis qu’il faut envoyer. Puis à cette cliente qu’il faudrait relancer. Sans oublier ce post LinkedIn que tu voulais publier… Ah, et il faut aussi penser aux courses pour ce soir. Ton cerveau saute d’une idée à l’autre sans jamais s’arrêter. Comme un navigateur Internet avec quinze onglets ouverts en même temps. Le pire ? C’est que tu finis par t’habituer à ce bruit de fond permanent, au point de croire que c’est normal.

Ton cerveau n’est pas fait pour tout retenir

Être entrepreneure, ce n’est pas seulement exercer son métier. C’est aussi être commerciale, comptable, communicante, cheffe de projet, gestionnaire et parfois même informaticienne quand l’imprimante décide de ne plus coopérer. Chaque rôle apporte son lot de petites choses à penser :

  • Les échéances
  • Les rendez-vous
  • Les idées
  • Les relances
  • Les imprévus

Aucun de ces sujets n’est énorme pris séparément. Mais ensemble, ils occupent une place immense dans notre esprit. Le problème, c’est que notre cerveau adore nous rappeler ce qu’il considère comme « non terminé ». Résultat : même en regardant un film ou en prenant un café avec une amie, une petite voix revient régulièrement :

« N’oublie pas de faire ça… »

Et c’est ainsi que les fameux onglets restent ouverts. Pas parce qu’on manque d’organisation. Simplement parce qu’on essaie de tout porter en même temps.

Ce ne sont pas les tâches qui épuisent, c’est de les garder en tête

On pense souvent que ce qui fatigue, c’est la quantité de travail. En réalité, ce qui épuise le plus, c’est d’avoir l’impression de devoir penser à tout. Chaque information laissée « en suspens » continue d’occuper une place dans notre tête. Un mail non traité. Une décision reportée. Une idée notée sur un coin de carnet. Une conversation qu’il faudra reprendre plus tard.

Petit à petit, cette accumulation crée une sensation étrange. On travaille. Beaucoup. Mais on n’a jamais vraiment le sentiment d’avancer. Parce que notre énergie est constamment dispersée. Et plus notre cerveau est encombré, plus il devient difficile de prendre du recul, de réfléchir sereinement ou simplement… de souffler.

Fermer quelques onglets pour retrouver de l’air

La bonne nouvelle, c’est qu’on n’est pas condamnée à fonctionner ainsi. L’objectif n’est pas de devenir une machine parfaitement organisée. Ni de remplir des tableaux de suivi pour le plaisir. Il s’agit plutôt de libérer de l’espace mental. De créer un fonctionnement qui évite à ton cerveau de jouer le rôle d’agenda, de pense-bête et de gestionnaire de crise à longueur de journée. Parce qu’au fond, ton énergie est bien plus précieuse que ta capacité à tout retenir.

Alors la prochaine fois que tu auras l’impression d’avoir quinze onglets ouverts dans la tête, pose-toi cette question :

« Lequel pourrais-je fermer aujourd’hui ?« 

Tu seras peut-être surprise de constater qu’un peu moins de chaos dans ton esprit peut aussi redonner beaucoup plus de plaisir à entreprendre.


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